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Edito de la semaine

Edito : Quid d’un En Marche Marocain ?

Un peu plus d’un an après sa création comme un mouvement transpartisan, En Marche va certainement remporter de dimanche l’une des majorités législatives les plus fortes de l’histoire de la démocratie française. Au Maroc, une initiative similaire avait été lancée en 2008 mais n’avait connu que des succès partiels.

En effet, le Rassemblement En Marche (REM) et le MODEM pourraient récolter jusqu’à 470 sièges de députés, soit 81% du total de l’Assemblée Nationale. A titre d’exemple, la vague rose de 1981 avait donné à Mitterrand et ses alliés 68% des sièges quand la droite avait remporté 82% des circonscriptions en 1993 mais en se basant sur deux partis forts (le RPR et l’UDF).

Avant de faire la comparaison avec le Maroc, nous pouvons évoquer les raisons de cette réussite insolente qui est liée à l’élection de Macron comme président, la majorité des candidats REM, faisant la campagne en son nom.

Aussi, le PS et LR, étaient déjà affaiblis et ne demandaient que le coup de grâce. Celui-ci a été le baiser du mort de Macron pour le PS qui paie avant tout le ralliement sans conditions de ses cadors au futur président dès le premier tour (ex : Le Drian, Collomb, Valls, les députés vallsistes et plusieurs ministres hollandais). Pour sa part, LR paie les multiples affaires allant de Sarkozy à Fillon en passant par Bygmalion.

Au Maroc, l’initiative du Mouvement pour Tous les Démocrates n’a pas abouti à une forte majorité législative malgré ses similitudes avec En Marche, en raison de plusieurs éléments. En effet, ce mouvement se voulait aussi comme un levier d’intégration des élites dans une démarche apolitique au départ. Aussi, MTD voulait dépasser les clivages entre les partis pour casser la machine de la lenteur des réformes au Maroc.

Ainsi, l’échec relatif du MTD, peut être attribué à la concurrence du PJD. En effet, contrairement à En Marche, le PAM a du faire avec la force organisationnelle du PJD qui affichait aussi une virginité en termes de gestion des affaires publiques. De plus, l’Istiqlal n’avait pas encore été affaibli et disposait de bastions locaux solides.

Le deuxième élément est l’absence d’un chef à la Macron, le parti ayant connu 4 patrons en moins de 10 ans. En effet, seul un leader qui mobilise sur son seul nom des voix, est susceptible de créer une dynamique électorale forte. De plus, le système législatif au Maroc, fait que le Chef du gouvernement est choisi après les élections. Aussi, un scrutin en liste à un seul tour, peut difficilement donner un raz-de-marée.

Le dernier élément est celui du printemps arabe, venu troubler le jeu politique, donnant une prime aux partis avec un référentiel islamiste. Aussi, probablement, la capitalisation du PAM sur certains partis existants comme le PND ou Al Ahd, a pu faire refroidir l’appétit des élites.

 

Pour les perspectives, rien n’est inimaginable. En particulier, le Front de Gauche peut transformer son capital de sympathie, notamment sur le net, en bon score électoral. Aussi, une éventuelle réforme du système électoral, peut faciliter l’émergence d’un ministre populaire ou d’un bon président de collectivité locale. 

 

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Updated: 2017-06-23
 

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