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Edito de la semaine

Le constat de l’atonie de l’investissement privé, est désormais partagé par plusieurs observateurs ou institutions comme la Banque Mondiale. En particulier, la machine des investissements n’est tirée que par l’Etat, les collectivités locales et les entreprises publiques. 

Ce constat d’atonie de l’investissement privé est d’ailleurs confirmé par la faible progression des crédits, l’absence de tensions inflationnistes et l’inexistence de tension sur le marché du travail. 

Ce phénomène s’explique selon nous par quatre principaux éléments. Le premier est la substitution des importations à la production locale, ce qui est la résultante naturelle de la signature du libre-échange avec l’UE, les Etats-Unis, la Turquie et l’Egypte entre autres. 

En effet, ces zones économiques sont plus performantes que le Maroc et/ou susceptibles de faire du dumping intelligent pour stimuler leur production. Ainsi, aucun industriel ne va s’aventurer à lancer des investissements de capacité alors qu’il peine à saturer 70% de son outil. Surtout, il est plus aisé de gagner sa vie en distribuant des produits importés que de les fabriquer en local. 

Le deuxième élément concerne surtout les grands groupes avec l’internationalisation des activités notamment en Afrique subsaharienne. En effet, ce phénomène est international comme le montre l’exemple des entreprises du CAC 40 en France. En particulier, le pays d’origine des IDE, bénéficie du retour des dividendes à moyen et long terme, du renforcement de l’emploi dans les sièges et de la facturation des prestations de services. Toutefois, il subit inéluctablement l’effet d’éviction en termes d’investissements ou d’importance stratégique du marché local. 

Le troisième élément est celui du climat des affaires qui étouffe les TPME. En effet, celles-ci doivent gérer les contraintes des grandes entreprises avec des moyens humains et financiers limités. C’est l’exemple de l’erreur de l’agence bancaire à corriger, de la rigidité du marché de travail, du contrôle assidu de la sécurité sociale, des longs délais de recouvrement ou de la quasi-absence de financement bancaire. Ainsi, pour cerner cet environnement peu favorable, les TPME se barricadent en se concentrant sur leur activité de base sans chercher de croissance. 

Enfin, le dernier élément est l’absence de catalyseur d’optimisme. En effet, sans optimisme, nous rentrons d’un cycle vicieux car collectivement, l’absence d’investissement pousse le chômage à la hausse ce qui restreint la demande, validant dans un processus auto-prédictif la décision initiale. Dans le cas contraire, la demande est stimulée surtout en cas de patriotisme économique dans les achats opérés, créant un cercle vertueux. Un tel catalyseur positif pourrait venir de l’organisation d’un événement comme la coupe du monde ou bien d’une mobilisation politique canalisée par exemple par un emprunt national.

 

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Updated: 2017-04-26
 

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