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Dette Privee

Pour cette mise à jour du mois de mars 2017, nous avons examiné les documents d’information des nouvelles émissions et synthétisé les informations relatives aux émetteurs de dette privée.

Dans ce cadre, la principale nouvelle concerne la Samir car les éventuels repreneurs des actifs de la société en un seul lot, ont désormais un délai d’un mois à partir du 8 février pour déposer leur offre au niveau du Syndic ou du Secrétariat du greffe du Tribunal de Commerce de Casablanca.  

Aussi, même si le prix de l’offre n’est pas l’unique critère d’attribution, la valeur du patrimoine de la Samir est ressortie à 21,6 Mrds DH. Le plus gros de la valeur est contenu dans les unités de production avec une évaluation à 14,9 Mrds DH. De même, les titres fonciers ont été valorisés à 4,8 Mrds DH.

Ainsi, la masse obligataire de la Samir est suspendue à l’offre finale retenue ainsi qu’à l’arrêté officiel des créances recevables et l’ordre de priorité retenu par le Tribunal de commerce. 

Quant à l’ONCF et ADM, le retard de constitution de gouvernement n’arrange pas les choses au niveau du nouveau contrat-programme qui devrait donner de la visibilité à la grosse problématique du surendettement concomitant aux lourds investissements programmés. Ainsi, pour le moment, le gouvernement des affaires courantes, a juste publié dans le Bulletin officiel les conditions de garantie du prêt qu'ADM veut lever auprès des banques marocaines pour rembourser une partie de la dette en dinar koweïtien. Ainsi, pour ces 2,9 Mrds DH, la durée est de 20 ans avec un taux d’intérêt maximal de 4%. Aussi, le principal sera remboursé en 34 tranches semestrielles à partir du 30 juin 2020.

Par ailleurs, même si le cours en bourse d’Alliances a pris 80% en 2017, le promoteur immobilier n’a toujours pas communiqué sur l’accord finalisé avec la masse obligataire ainsi que son impact sur les résultats futurs. Il en est de même pour l’emprunt obligataire de 2,4 Mrds DH, à émettre en une ou plusieurs tranches. Alliances Darna est dans les mêmes conditions que sa maison mère notamment avec un emprunt obligataire de 3 Mrds DH à émettre en une ou plusieurs tranches. 

Par ailleurs, Valyans qui a renouvelé son programme de billets de Trésorerie, a été jugé éligible à l’investissement, gardant donc notre liste inchangée. Ainsi, cette liste compte actuellement, ADM, Alliances, Alliances Darna, Maghreb Steel, l’ONCF, la Samir et Zalar.

Pour éviter la recherche dans les archives, nous vous rappelons les principaux indicateurs des émetteurs jugés comme étant risqués. Ainsi, ADM a dégagé au 30 juin 2016, une perte nette de 845,4 MDH contre un RNPG de -971 MDH en 2015 S1. Aussi, le résultat opérationnel a chuté, passant de 377 MDH en 2015 S1 à 102,2 MDH en 2016 S1. Ainsi, les charges financières nettes ont absorbé 7,5 fois le résultat opérationnel. Enfin, la dette nette a atteint 37,8 Mrds DH, soit 5,4 fois les fonds propres et 54,6 fois l’EBITDA. Au passage, la loi des finances 2017 évoque une perte nette prévue de 3,8 Mrds DH en 2016, ainsi qu’un nouveau Contrat Programme Etat-ADM qui est en cours de préparation. Celui-ci devrait fixer un nouveau programme d’investissement autoroutier et retracer les projections du business plan.

Pour sa part, si Alliances a pu passer dans le vert au niveau opérationnel, sa dette pèse toujours sur l’exploitation du promoteur. Ainsi, au premier semestre 2016, le résultat d’exploitation est passé de -170 MDH en 2015 S1 à 190 MDH en 2016 S1. Toutefois, les charges financières nettes absorbent toujours 118% du résultat d’exploitation. En effet, le RNPG est passé de -384 MDH à 19,5 MDH en 2016 S1, uniquement grâce à un résultat non courant de 108,4 MDH. Quant à la dette nette, celle-ci est de 6,7 Mrds DH, soit 4,6 fois les fonds propres et 15,8 fois l’EBITDA. Enfin, les comptes semestriels ont suscité certaines réserves des commissaires aux comptes, notamment au niveau des comptes des filiales EMT (ex : non établissement des comptes d’EMT Levage).

Pour Alliances Darna, le RNPG est passé de -93,5 MDH en 2015 S1 à 73,5 MDH en 2016 S1. Idem, le résultat d’exploitation est passé de 59,1 MDH en 2015 S1 à 176,7 MDH en 2016 S1. De même, ce résultat est absorbé à hauteur de 69% par les charges financières nette. Pour sa part, la dette culmine à 3,78 Mrds DH, soit 2,1 fois les fonds propres part du groupe et 10,6 fois l’EBITDA. 

Au niveau de Maghreb Steel, le sidérurgiste a pu faire passer son résultat d’exploitation consolidé dans le vert à 14,8 MDH contre -214 MDH en 2015 S1. Toutefois, les charges financières nettes représentent 3,3 le résultat d’exploitation. Aussi, le RNPG est toujours dans le rouge à -29,8 MDH contre -268,8 MDH en 2015 S1. Pour sa part, la dette nette a atteint au 30 juin, le niveau de 6,26 Mrds DH, soit 24,1 fois l’EBITDA. Les fonds propres part du groupe sont de -77,6 MDH, d’où la remarque des commissaires aux comptes sur la continuité de l’exploitation. 

Quant à l’ONCF, le résultat d’exploitation consolidé 2016 S1 est passé dans le rouge à -38,2 MDH contre 65,9 MDH en 2015 S1. Surtout, les charges financières nettes en 2016 S1 sont de 533 MDH soit 81,4% de l’EBITDA. D’ailleurs, le RNPG 2016 S1 est de -452 MDH contre -399 MDH en 2015 S1. Pour la dette nette consolidé, le niveau a atteint au 30 juin, 29,5 Mrds DH, soit 113% des fonds propres et 22,6 fois l’EBITDA.

Pour la Samir, le Syndic n’a publié ni les comptes 2015 ni ceux du premier semestre 2016. Pour rappel, en 2014 et en 2015 S1, la Samir avait affiché une perte cumulée de près de 5 Mrds DH. Aussi, au 30 juin 2015, la dette nette enregistrée dans les comptes culminait à 21,7 Mrds DH auxquels il faudra certainement rajouter les 13 Mrds DH réclamés par l’Administration des Douanes et des impôts indirects, ce qui porte la dette globale à 34,7 Mrds DH.

Enfin, Zalar a annoncé un CA consolidé 2016 S1 de 2,3 Mrds DH, en hausse de 32,1%. Aussi, le résultat d'exploitation est passé de -31 MDH en 2015 S1 à 175 MDH en 2016 S1. In finé, le RNPG est passé de -98,7 MDH en 2015 S1 à 78,4 MDH en 2016 S1. Pour sa part, la dette nette a atteint au 30 juin, un niveau de 1,8 Mrd DH, soit 4,9 fois les fonds propres ou 4,4 fois l’EBITDA. Aussi, les charges financières nettes ont absorbé 29% du résultat opérationnel. 

Rappelons enfin que cette liste est issue d’une notation interne à Flm, chaque émetteur se voit décerner une note entre A et D reflétant le niveau de risque (A: Faible, B: Moyen, C: Elevé, D: Très Elevé). Ceci nous permet de déceler les émetteurs d’obligations dont le niveau de risque est à surveiller. Naturellement, ceci ne signifie pas automatiquement une recommandation de vente de cette obligation mais plutôt une invitation à un pricing correct du risque avec une prime appropriée. A titre d’exemple, un spéculateur peut très bien racheter une obligation Samir en pariant sur une vente de la société à un bon prix pouvant rembourser tous les créanciers. Evidemment, les investisseurs averses au risque, sont invités à éviter ces obligations dont le risque est très élevé.

 

Avertissement

Le présent document est destiné à un usage purement informationnel. Les analyses et les informations citées proviennent de différentes sources publiques que nous pensons être correctes et raisonnables. Toutefois, nous ne pouvons garantir l’exactitude des informations collectées. 

Par ailleurs, il est également porté à votre connaissance que les valeurs mobilières (actions ou obligations) comportent un risque substantiel dû notamment aux événements non prévisibles. Dans tous les cas, la responsabilité de FL Markets et flm.ma ne pourrait être engagée.

 

 

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Updated: 2017-03-23
 

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